Le travail c est la sante
Posté le 24.04.2007 par katymine
Ayant terminé mes études en septembre 2006, je suis à la recherche d'un emploi (comme beaucoup trop de personnes malheureusement...).
Je dois avouer que c'est ma plus grande hantise! Je suis angoissée à l'idée de trouver du travail et en même temps je suis complètement déprimée par le fait de ne pas en trouver.
Pourquoi? Parce que mon plus gros complexe est de n'avoir jamais travaillé justement. Oui je sais à 24 ans, c'est malheureux et j'en suis pas fière.... seulement je ne suis jamais arrivé à passer le cap, non pas par fénéantise, mais parce que je souffre d'anxiété sociale. Oh bien sûr, chaque année, j'ai multiplié les démarches pour obtenir un job d'été : hypermarchés, mairies, la poste, banques, plusieurs entreprises où j'ai postulé en tant que stagiaire, j'ai même opté pour la boite d'interim un été... mais rien. Jamais eu de réponses positves m'invitant à un entretien. Le seul "boulot" que j'ai pu effectué était durant 2 étés consécutifs, travailler en tant que bénévole dans un centre équestre pour les besoins de centres aérés.
Je dois dire que quelque part cette situation m'arrangeait : ça me permettait de ne pas avoir à affronter la réalité, l'angoisse de se retrouver face à des personnes parfois peu scrupuleuses me terrifiait. Il y a également la peur de ne pas être à la hauteur, d'être incompétente alors que j'ai des comptes à rendre à une personne bien précise à savoir l'employeur. Autant dire que ça me rassurait de ne pas avoir eu à enfronter tout ça.
Pourtant aujourd'hui je regrette de ne pas avoir eu à forcer un peu plus les choses, car maintenant je me retrouve dans l'impasse la plus totale : surdiplômée, manque d'expérience professionnel total : un seul mois de stage à mon actif... tous les bons ingrédients pour se retrouver chômeur à longue durée. J'ai beau accumuler les réponses aux petites annonces (quelqu'elles soient d'ailleurs, je postule pour n'importe quel poste, du moment que le profil correspond à peu près à ma formation et que les débutants sont acceptés), les candidatures spontanées, j'ai même retenté l'interim récemment, mais pour l'instant... rien y fait! Certains d'entre eux me découragent d'entrée de jeu, soit en me disant directement "non on ne fait pas dans votre secteur" et quand je demande à faire de simple petits jobs comme téléconseillère, on me répond qu'à mon niveau, j'ai très peu de chance d'etre prise, du fait que je risque de m'ennuyer à ce genre de poste, que ce genre de poste est plutôt réservé à des personnes moins qualifiées...
Du coup entre les X années d'expérience qui sont exigées pour l'obtention d'un poste et les jobs où je suis "exclue", je me perds un peu...
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Posté le 30.04.2007 par katymine
Pour moi travail rime avec angoisse, à tel point que, quand il m'arrive d'avoir une piste, quand je pense que j'ai des chances d'être rappelée ou encore quand j'ai la chance d'être convoquée à un entretien (ça ne m'est arrivé qu'une seule fois pour l'instant), je suis prise de panique incontrolable. Mon esprit s'embrouille et je perds alors le peu de confiance que j'ai en moi. Je me dis que jamais je ne serais à la hauteur du boulot qui m'attend, que je vais faire que des bêtises, que je n'arriverais jamais à avoir un dialogue tout de ce qu'il y a de plus banal avec mes futurs collègues.
Surviennent alors mes fameuses crises de spasmophile, je me mets à trembler, le coeur s'emballe, perte totale de l'appétit, puis viennent nausées, vomissements, insomnies....
Depuis toute petite, j'ai ces symptomes qui me bouffent l'existence lorsque je me retrouve devant une situation anxiogène, je cède à l'angoisse. Suite à une hospitalisation aux urgences, du fait que je n'arretais pas de vomir, que je ne mangeais et ne dormais plus, j'ai décidé de m'en remettre à un psy. Celui-ci m'a décrété une anxiété sociale avec un tempérament à l'angoisse. Cette démarche n'a pas été facile pour moi, devoir confier ses moindres secrets à quelqu'un que l'on ne connait pas, c'est loin d'être évident.
Néanmoins le fait d'être écouté par quelqu"un d'anonyme, le fait de se sentir soutenu par quelqu'un fait beaucoup de bien, même si cela n'est pas encore suffisant pour vaincre encore tous mes problèmes.
Seulement c'est tellement dur de se dire qu'on a besoin de quelqu'un pour affronter des banlités. J'aimerais tellement être quelqu'un, une personne affirmée!
*je suis timide mais je me soigne!*
Posté le 05.10.2007 par katymine
Et oui après quelques mois d'absence me voilà de retour.
Alors que s'est-il passé depuis? Pas mal de choses se sont passées. Tout d'abord, peu de temps après mon dernier écrit, j'ai refais des crises d'angoisse à peine rentrée chez moi. Du coup je suis partie vivre, du moins pour la période juin-juillet-aout, chez mon chéri. J'ai promis à mes parents que si j'allais là bas c'était pour trouver du boulot et non glander.
Quelques jours après mon arivvée là bas et à peine remise de mes angoisses, j'ai repéré une annonce correspondant plus ou moins à mon domaine d'étude et qui précisait que cette offre était reservé aux personnes qui n'avaient jamais travaillé : quelle opportunité pour moi! Même pas besoin de craindre des critiques sur le fait que je n'avais jamais travaillé!
Oui mais voilà, le lieu de l'emploi se situait dans MA région. Très vite j'ai eu des retours, et donc un entretien prévu dans quelques jours. Au début je tenais le coup, j'etais plutot contente puis les craintes habituelles me montèrent à la tête (je ne vais jamais etre à la hauteur, je suis trop étourdie, trop timide pour ce job...). Et là face à la pression de plus en plus montante, j'a décidé de prendre mon nouvel anti-dépresseur (AD)... catastrophe! Je n'ai pas surmonté les effets secondaires et déjà fébrile, je me suis écroulée sous les vomissements qui ont duré quelques jours... quelques nuits. Jusqu'à l'entretien et même un peu après.
Durant l'entretien, la recruteuse (ou recrutrice???) était très spéciale, elle ne me laissait pas du tout parler, faisait son taff en même tps que me faire passer l'entretien... apparemment bcp de contacts avec les personnes, et même aller à la rencontre des taulards... Ca m'a découragée et j'ai montré que ça me démotivait en insistant sur ma timidité. Résultat : je n'ai pas été choisie évidemment.
Les recherches devaient donc continuer... retour à la case départ!
Posté le 03.03.2008 par katymine
Il me restait alors à trouver un job d'été chez mon chéri. Je vois une annonce où le supermarché du coin recherchait quelqu'un pour la mise en rayon pour 2 mois. J'ai insisté pour avoir ce job. J'ai réussi à obtenir un entretien, et journée d'essai prise quelques jours plus tard. J'étais très stressée, mais je ne sais par quel miracle cette fois-là je ne suis pas tombée dans les crises d'angoisse! Le lundi me voilà à l'heure : 5h du mat pour découvrir les joies de la mise en rayon dans les produits frais évidemment! La femme qui était avec moi ne m'a que vaguement expliqué le taff à faire, cependant un peu 2 de tens de nature, perfectionniste, je n'arrivais pas à suivre la cadence! Et celle qui s'occupait de moi ne s'est pas gênée pour me descendre et me traiter...
J'ai crû que j'allais pleurer... j'avais donc raison : j'étais incapable de travailler. C'est donc sans surprise que j'ai su que ce n'était pas moi qui étais retenue (de toute façon, ds le cas contraire, j'aurais fini par refuser). Cepdt, le patron m'a laissée une seconde chance en me disant qu'un poste de caissière etait dispo pour le mois d'aout bon... ok... ça ne me disait rien, mais je ne pouvais pas me défiler comme ça.
Un mois plus tard je les recontacte donc, la peur au ventre pour ce fameux poste. Journée d'essai prise pour un samedi. J'étais hyper stressée : comprendre le fonctionnement de la machine, gérer l'argent et les moyens de paiements, le contact avec la clientèle : tout ça j'ai dû l'apprendre en à peine 3 heures!
Démarrage difficile, mais cette fois, c'est la bonne... je suis prise!
Au début, c'était difficile, je ne savais même pas différencier un concombre d'une courgette alors faire la différence entre une poire passecrane et une poire conférence, j'en parle même pas! Beaucoup de petites bêtises au début, mais pour ce qui était question argent, j'étais assez irréprochable, je faisais pas souvent des erreurs de caisse, ou alors quand j'en faisais, l'écart était toujours très minime. Et pour ça, j'ai reçu des félicitations.
Pour ce qui est du boulot en lui-même, je le detestais, j'avais tous les jours ce stress quotidien qui vous rend très irritable. En plus j'étais la seule à travailler durant ce mois d'aout, tous les copains étaient en vacances, pas de quoi motiver les troupes, d'autant que j'étais d'astreinte tous les samedis dimanches et jour férié. Bref vraiment pas stimulant ce boulot, et les cons de clients je n'en parle même pas! Heureusement qu'ils ne sont pas en majorité!
La chef de caisse était contente de moi, mais moi j'arrivais pas à m'y faire, j'aimais pas ce boulot, je le trouvais indécent et il me le rendait plutot bien. J'ai une proposition pour renouveler mon contrat d'un mois, ma chef était toute gentille avec moi avant de me l'annoncer. Mais après réflexion, j'ai refusé.
Au bout de 5 semaines, mon contrat s'est terminé ainsi. Et de nouveau, il fallait que je retourne sur le marché du travail mais cette fois avec la fierté d'avoir eu mon premier contrat de travail... et ma 1ere paye!
ENFIN J'AI REUSSI A BOSSER!!!!
Posté le 03.03.2008 par katymine
Octobre : il fallait que je retrouve du travail... puisque telle était ma destinée.
Mon chéri travaillait toujours à l'usine. L'usine de sa tante dans laquelle il passait ses jobs d'été en tant qu'étudiant. Il avait recommencé à travailler là bas dès fin juin jusqu'à aout... puis reprise en septembre.
Ca m'agaçait de savoir qu'il perdait son temps là-bas, alors qu'il pouvait trouver bcp mieux! Mais c'est sa tante qui décidait. Déjà qu'elle se mêle déliberemment de la vie de son "jeune branleur de fils de 21 ans" (désolée mais je n'ai pas trouvé d'expression plus qualifiante!), v'là ti pas qu'elle allait gérer la vie professionnelle de mon homme. Et ma "belle-mère" qui, comme à son habitude, n'a d'avis perso sur la question acquiessait betement les dires de sa soeur "oui c'est sûr ce n'est pas le boulot qui plait, ce n'est pas le job qu'il recherche mais en attendant de trouver mieux, faut bien se faire de l'argent... il a déjà fait 3 mois en plus, plus que 3 mois et il pourra toucher les assédics!"
J'étais dépitée par cette argumentation! Moi timide, je suis presque sortie de mes gonds, comment peut-il dire qu'il ne trouve pas s'il ne cherche pas correctement? Jusqu'à maintenant, il n'avait jamais fait de démarches concrètes pour trouver du boulot : jamais mis les pieds en boite d'interim (hormis pour travailler ds cette foutue usine) et n'avait encore jamais contacté les entreprises spontanément lettre ou présentation directe). Son destin professionnel? Il le remettait uniquement entre les mains des petites annonces de l'anpe! Autant dire que la possibilité de trouver un travail était plus que... limitée. Mais il ne disait rien... subissait plus qu'autre chose.
Jusqu'au jour où... j'étais chez lui et je devais repartir (pour une raison que j'expliciterais plus tard!). Il faisait un temps magnifique et lui devait travailler de 13h à 21h, alors que mon train partait en fin d'apres-midi... donc pas de possibilité de passer cette dernière journée ensemble et le boulot l'épuisait physiquement mais sourtout moralement. Soudain coup de pression à 11h, il décide de tout quitter!
Et à commencer par son travail, ce qui n'était pas pour plaire à sa mère avec qui, il s'embrouillait, elle lui demandait d'au moins attendre une semaine et demi, la fin de son contrat, mais lui s'énervait et refusait tout compromis.
A 12h, il démissionnait, la boite d'interim n'était pas franchement contente d'avoir à accepter une démission aussi soudaine.
Ceci fait, il fallait qu'en contrepartie il prouve sa bonne foi pour retrouver du travail, vis à vis de ces chers parents. C'est pourquoi, il prit la décision de partir avec moi, là où le travail est déjà plus florissant, surtout dans le commerce, ma ville, ma région est en plein développement dans ce domaine. C'est donc en pleurs, qu'on laissa sa mère. Sur la route, on croisa son père, plus terre à terre, qui avait conscience qu'il laissait partir son fils vers de meilleurs horizons.
Posté le 08.03.2008 par katymine
Je suis donc retournée chez moi, dans ma contrée, loin d'etre charmante mais tellement plus adaptée à notre situation de jeunes demandeurs d'emploi...
Pour moi de toute façon, 2 choses étaient d'actualité : un entretien de prévu pour un CDD de 6 mois à mi-temps. Le 3eme et toujours pour le même type de poste, ça ne me réjouissait guère mais il fallait que j'y aille malgré tout... La seconde chose est que je venais d'etre prise en tant que figurante pour tourner dans un téléfilm!
Cette opportunité est tombée complètement par hasard. Fin septembre, alors que faisais les courses avec ma mère, je tombe sur une copine à ma soeur (Coco) qui me dit qu'un casting est organisé dans le coin, à la recherche de figurants pour un téléfilm retraçant une histoire criminelle qui s'est passée, il y a quelques années, dans ma région.
Elle souhaitait le passer, mais pas toute seule donc vint la question "qu'est ce que tu fais demain?", au début, ça ne me disait rien... moi apparaitre dans un film alors que je rougis pour des clopinettes? Certainement pas.
Et puis je me suis dit qu'il fallait aller de l'avant, j'ai donc accepté. Le lendemain matin : casting; c'était très long et on est passée à la fin. Résultat des courses : Coco était recalée pour cause de coupe version trop "2007" (et oui le film se passait dans les années 70) et moi j'ai été prise! On m'a même laissé le choix sur l'endroit où je voulais tourner. C'est à dire soit j'opté pour une seule journée dans la ville où se passait le casting (qui était tout prêt de chez moi) soit je faisais 2 journées, dans un cadre plus intéressant (car moins de figurants notamment) mais c'est un peu plus loin.
Bon, j'ai pris mon courage à 2 mains, et je me suis lancée pour la seconde option.
Ces 2 opportunités qui se présentaient à moi (le téléfilm et l'entretien à venir) m'ont beaucoup stressée c'est pourquoi je suis repartie chez mon amoureux debut octobre pour à peine 1 petite semaine car je fus très vite appelée pour l'essayage des costumes. C'est pourquoi je devais repartir chez moi et ce qui devait arriver arriva, mais ça je l'ai déjà raconté : mon copain qui quitte tout pour me suivre. Que c'est beau!!!!
Seulement malgré la présence de mon chéri, le stress commençait à s'instaurer, pour ne pas changer... en plus l'ambiance de mon chez moi, la pression de mon père... tout ça fait que de jour en jour je me rendais de nouveau malade... ceci dit, ça a été moins grave que d'habitude. Je n'avais, certes pas d'appétit et arrivais à peine à m'alimenter, je vomissais à chaque repas... MAIS pas toute la journée, ni toute la nuit. Je sortais quand même entre temps.
L'entretien n'a pas été trop éprouvant, les 3 recruteurs étaient 3 jeunes sympathiques, ils mettaient très à l'aise. Mais le boulot était moins attirant, il s'agissait d'un domaine où j'avais que très peu de connaissances, contact constant avec des gens (fonction de conseil), des déplacements à gogo (150 km voire plus la plupart du temps), 20 heures par mois (et oui, ça pour du mi-temps... c'est du mi-temps!) pour un smic horaire voire un peu plus... ensuite, on été envoyé dans une salle où on devait traiter un certain nombre de mises en situation pour tester nos connaissances. Il y avait déjà 3-4 personnes qui étaient en train de potasser... bon, apparemment, il y a de la concurrence. Les questions n'étaient pas simples, et je sombrais peu à peu... et puis il fallait voir comment ça défilait dans la salle d'examen! Décidement il y avait du monde!
Je ne croyais pas si bien dire... à la sortie, je vois une candidate, on discute un peu, et elle m'apprend qu'effectivement on était 50 sur le poste! O_o
Et là... là j'ai vraiment pris conscience. Conscience que je n'aurais pas le job (mais ça je m'en doutais largement et ça m'arrangeait plus qu'autre chose!) mais également qu'au vu de la concurrence pour ce misérable boulot, je ne suis pas sortie de l'auberge, et je ne suis pas pas prete de trouver un travail dans mon domaine... comment faire la différence avec des gens plus expérimentés, plus spécialisés, plus dynamiques... la déchéance à venir pour moi.
Quant au téléfilm, on m'a annoncé le jour de l'essayage des costumes que je ne ferais plus qu'une journée. Là aussi, ça m'arrangeait, car ça me stressait de plus en plus. Quoique, après mon entretien, j'ai bien relaché la pression et n'éprouvait même plus d'angoisses la veille du tournage. Tournage qui s'est relativement bien passé, les gens étaient tous très sympathiques, les figurants comme les gens du tournage, l'ambiance était très convivial et le fait de voir des acteurs "en vrai" était très palpitant!
Le seul hic a été le passage à la cantine, je n'avais pas encore tourné à ce moment-là, et j'étais encore bien en situation de stress, j'ai à peine mangé, j'essayai de le cacher aux gens avec qui j'étais et avec qui j'avais sympathisé... j'ai bien failli vomir!
La scène que j'ai tourné était courte mais on a dû la refaire bien 7 ou 8 fois. Ca a été l'occasion de rencontrer un acteur bien connu, qui a fait de nombreux films dont des films américains! ;)
Je suis repartie de cet endroit, le coeur emplie de beaux souvenirs... dommage que ma 2eme journée était annulée!
Quant à mon chéri, 3 jours à peine qu'on se soit installé chez moi, il a reçu très vite de bonnes nouvelles : tout d'abord pour un 1er entretien dans un supermarché pour 2 mois dans le rayon jeux vidéos (le domaine dans lequel il souhaite travailler) puis très vite, peut etre 2 jours après, 2eme appel pour un autre entretien pour un cdd d'un mois en tant que vendeur dans un magasin spécialisé dans les jeux vidéos (plus interessant car là c'estplus du conseil et pas seulement de la mise en rayon).
Les 2 entretiens se sont bien passés, ils ont confirmé même sa préférence (pour le 1er le recruteur n'avait pas l'air trsè sympathique), le 2eme lui laissait sousentendre qu'il serait probablement recruté, surtout que 3 postes étaient à pourvoir spécialement pour la période de Noel.
Après mon tournage, on est reparti chez lui, car si côté boulot, ça avait l'air de nous sourire d'etre dans ma région, le reste c'était moins ça. La région toujours aussi moche, pas d'amis, plein d'ennui, mes parents et leur hygiène de vie à faire vomir plus d'un... non rien de tel qu'un petit retour en campagne avant de reprendre une voie plus sérieuse. Seulement dès le lendemain, mon chéri a été rappelé par son futur employeur, lui disant qu'il avait besoin de lui dès maintenant.... oui mais... à 300km de là, ça risque d'etre difficile! Plutot que d'accepter sa proposition, il a dit qu'il n'etait pas disponible pour le moment tout en s'assurant qu'il serait quand même bien pris pour le mois décembre... ce que lui confirma l'employeur. C'est assez culotté de sa part, je trouve! Personnellement, je n'ai pas trouvé sa démarche très sérieuse et responsable...
D'autant plus, que quelques heures après c'est moi qui trinquait... même chose! La production m'appelle en disant qu'ils auraient besoin de moi pour une 2eme journée de tournage le lendemain! ô rage... ô desespoir... j'ai dû renoncer évidemment... à contrecoeur et même plus encore. J'ai mis plusieurs jours à me remettre de cette nouvelle, je m'en voulais tellement d'etre repartie au "pti coin de paradis", là où certes il faisait bon vivre... mais... c'est tout, car il fallait bien avouer qu'on s'ennuyait ferme là-bas!
On a fini par rentrer peu de teps après, et mon copain essayait de rattraper le coup en allant voir plusieurs fois son employeur pour montrer sa détermination "coucou, je suis là! si vous avez besoin de moi, n'hésitez surtout pas!!!" seulement son optimisme et son manque de professionnalisme (en refusant de venir travailler avant la date prévue) s'est retourné contre lui. Oh il a finit par etre pris mais... pour 15 jours. Tout juste pour Noel, en sorte. Le travail semblait lui plaire, même s'il était intensif, et son emploeyr laissait entrevoir la possibilité d'une embauche, puisque l'un de ses salariés devait partir.
Noël : pour rassurer mon chéri et sa famille, on avait invité ses parents pour quelques jours. Comme ça avait l'air d'etre dramatique qu'ils ne passent pas Noel ensemble, j'ai un peu forcé la main à mes parents pour qu'ils les invitent (en fait ils avaient déjà fait cette proposition au mois d'aout, mais mes parents ont cette facheuse tendance à très vite oublié les promesses d'un jour... contrairement à mes beaux-parents qui n'attendaient qu'une chose de ma part : le feu vert pour qu'ils puissent monter!).
Nombreuses ont été les difficultés rencontrées : notamment pour refaire la chambre d'amis dans un minimum de temps. Mon père à cran, ne s'est pas géné pour se défouler sur moi, tous les 2 jours j'étais en pleurs tellement il était mauvais, il me cherchait des noises pour vriament pas grand chose. C'était insupportable!
Si bien que le jour où mes beaux parents sont arrivés, je ne parlais plus à mon père et réciproquement.
Coté boulot : la veille de leur arrivée, j'ai eu mon rdv "mensuel" (à savoir tous les 3-4 mois) avec l'anpe, le 21 décembre, ne pouvant plus rien pour moi, et après plusieurs tentatives de la part de ma conseillère, j'ai accepté ce que j'avais toujours refusé : un accompagnement renforcé special jeunes diplomés, mais dans une autre anpe, à 30km de chez moi (alors que celle-ci est à peine à 5km!). Ca ne me disait rien dans la mesure où la grande ville me faisait peur et dans la mesure où je ne savais pas si je devais m'engager par chez moi... tellement j'espérais la possibilité de pouvoir établir ma vie du côté de la belle campagne! Seulement puisqu'on avait pris de bonnes résolutions, et que peut etre mon copain allait décrocher un cdi, alors pourquoi pas, c'était le moment où jamais! et puis de toute façon, je n'avais plus d'arguments pour contrer cette proposition que je reculais depuis bien des mois....
Le soir même, je reçois un appel d'une boite d'interim dans laquelle je m'etais inscrite 6 mois auparavant (et encore c'etait pas vraiment celle-ci! même enseigne mais pas même agence, ils ont dû se passer mon cv... moi qui le croyait à la poubelle depuis des lustres!), la femme me propose tout d'abord un poste de téléprospecteur (le truc bien chiant...) je barguine quelques trucs puis elle me propose un poste d'opérateur de saisie : déjà plus interessant! c'était le job de ma soeur justement avant qu'elle ne soit mise en arret maladie du fait de sa grossesse. J'ai donc été invitée à passer les tests le 24 : tests plutôt facile, fault bien le dire...cependant je ne pense pas avoir été très claire dans l'explication de ma motivation... difficile de la montrer quand on ne veut ce poste que pour remplir un cv et accessoirement pour l'argent. 2 jours plus tard, les résultats tombent, ils sont très bons, la femme en profite pour me rappeler qu'il y a tjs des postes de téléprospecteur de dispo et que c'est urgent, contrairement aux postes d'opérateur de saisie, qui ne sont pas prévus pour tout de suite... je refuse sa proposition... elle me dit que l'entreprise me contactera pour un entretien éventuellement.
Posté le 09.03.2008 par katymine
Le soir-même, c'était le 25 décembre, on fête notre dernier jour avec mes beaux-parents. La soirée a très bien démarré comme depuis le début qu'ils sont là, mais la fin est déjà bien moins joviale. Petite prise de tête entre mon chéri et le mari de ma soeur, pour des pacotilles, histoire de règles au poker... ça jette un froid, les gars se prennent la tête pdt au moins 1 heure, et ça soule tout le monde qui se met à bailler. Finalement la soirée est retombée comme un soufflet... et avec l'effet de l'alcool, ça a provoqué un sentiment d'amertume total à mon bien-aimé. Il était complèttement déprimé, ses parents repartaient le lendemain, et il se rendait compte qu'il ne le digérait pas. Pour une fois, il avait de penser à lui et à rien d'autre. Il avait même envie de tout quitter encore une fois! c'est à dire son boulot (alors que son contrat se terminait 3 jours après.... pour pouvoir rentrer chez lui au plus vite dans sa campagne qui le rassure auprès de ses parents qu'il aime tant... quitte à ce qu'on soit une nouvelle fois séparé. Il était dans un de ces états en me disant tout ça, c'était la 1ere fois en 6 ans que je le voyais dans un tel état, pleurant à grandes larmes!
Comment je l'ai pris? Plutôt mal... cependant j'étais un peu compréhensive. Ma région lui plaisait pas? Normal moi non plus, surtout depuis que j'ai connu la sienne. Ses parents lui manquent terriblement? Là aussi j'arrive à le concevoir, car il est vrai qu'ils sont très soudés, font pas mal d'activités... bref une vraie relation de potes entre eux. Contrairement à la relation que j'ai avec mes parents, c'est sûr que c'est le jour et la nuit. Néanmoins, ce genre de relation me gêne grandement, à 24 ans, ne pas arriver à se détacher de ses parents à ce point-là... surtout de la part d'un gars... je trouve ça limite quand même... et ça fait peur! car ça laisse un mauvais présage pour l'avenir! Voudra-t-il un jour qitter le nid familial pour convoler un jour avec moi... le doute était déjà présent dans mon esprit, il se fait de plus en plus pesant.
De plus, avec cette histoire, il me laisse sur le bord de la route! Moi qui me suis engagée auprès de l'anpe à suivre un accompagnement pdt 3 mois, moi qui me suis engagée à un poste d'opératrice de saisie... bravo me voilà bien seule maintenant.
3 jours plus tard, son contrat était terminé. Et avec ça, aucune promesse d'embauche, juste un "peut etre" pour le mois de février... et encore. Je pensais qu'il allait partir dès le dimanche 30 décembre pour le nouvel an chez lui, mais non il profita de cette journée avec mon père et moi à faire du détecteur dans un champ (il a rien trouvé de fabuleux d'ailleurs). Moi je ne savais pas si j'allais repartir avec lui... pour faire quoi? le passer dans sa famille qui me soule à le couver comme un poussin à peine sorti de son oeuf? Mais bon passer le nouvel an sans lui, alors qu'en plus on devait fêter nos 6 ans... dur dur... j'ai cédé et le lendemain je suis parti avec lui. Finalement on a fait le nouvel an chez son voisin et c'était pas plus mal...
Il était convenu que je ne devais rester qu'une semaine car le 8 janvier j'avais rdv chez le dentiste... rdv tant attendu car la dernière fois j'avais annulé suite à une crise d'angoisse et c'était au mois de juin! Pourtant arrivé le 7 au matin alors que je devais partir de nouveau en train, je me suis réveillée très tôt... crise d'angoisse à l'horizon! J'avais la tête embrouillée... que faire? repartir juste pour un rdv de dentiste ou annuler? Je me sentais tellement mal que j'ai préféré annuler... une fois de plus...
Je me suis dit que de toute façon, je devrais partir d'ici peu de temps surement, dès que l'entreprise m'appelerait pour le poste d'opérateur... seulement ce que je ne savais pas... C'est que la société ne m'appelerait jamais... Au jour d'aujourd'hui j'attends toujours!
Mais c'est tout autre chose qui va me rattraper... car eux ne m'ont pas oublié! l'anpe bien sur! fin février, je reçois un appel de ma conseillère" alors comment ça se fait que vous n'avez tjs pas entrepris de démarche pour l'accompagnement renforcé?" heureusement que j'avais toujours l'excuse que j'attendais des nouvelles de la boite d'interim... cecei dit, ça n'a pas vraiment marché, et elle m'a contraint de prendre contact avec ma future nouvelle anpe...
A ce moment-là je ne savais plus quoi faire... Je n'avais pas envie de rentrer chez moi, vraiment pas... l'avant noel m'a démontré une fois de plus, quela vie avec mes parents devenait de plus en plus frustrante, en plus sans mon chéri.... IM-POS-SIBLE!!!!
La question était alors de savoir : soit j'accepte ce qui paraissait le plus raisonnable. Soit je fais le tout pour le tout : je déménage pour de bon et je transfert mon dossier du côté de chez mon copain mais alors là c'était quand même prendre un très gros risque... Car je n'avais aucunement l'assurance de retrouver un tel suivi (et je savais que j'en avais besoin, je ne cherchais plus de boulot ces derniers temps...) et je savais que ça serait 10 fois plus compliqué de chercher du travail par là-bas.
2 jours plus tard j'avais reçu une lettre de l'anpe me disant que le rdv était pris : pour le 28 février... je ne pouvais plus trop faire marche arrière... d'autant qu'une bonne nouvelle apparaissait tout de même, le suivi ne se ferait pas dans la ville que je redoutais, mais plus pret, dans une autre anpe toujours... mais déjà plus accessible en voiture.
A partir de là ça devenait évident je devais rentrer chez moi. De toute façon, j'avais un concours de prévu pour le 19 mars et il fallit bien que je revois mes parents qui espéraient à chaque appel que je leur dis que je revenais....