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Nom du blog :
katymine
Description du blog :
Pas facile de démarrer sa vie de jeune adulte dans ce vaste monde si compliqué...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
24.04.2007
Dernière mise à jour :
30.03.2008
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Du changement dans ma vie

Posté le 30.03.2008 par katymine
La vie chez moi n'est pas de tout repos, se retrouver une fois de plus seule contre tous, un père qui ne me facilite pas la vie... mais je tiens je serre les dents, sans vouloir jouer ami-ami avec lui, j'essaie de faire en sorte que ça éclate le moins possible entre nous, mais c'est loin d'etre évident tous les jours...
Ceci dit, mon accompagnement personnalisé se passe plus tôt bien, c'est un cabinet privé qui nous suit toutes les semaines, c'est bien, ça m'occupe pas mal même si au début, je me sentais mal en y allant! Là j'y vais un peu plus tranquille, cependant ce qui nous est demandé me parait encore... fastidieux. Et oui car s'esprimer devant tout le monde, maintenant, que je connais les personnes et du fait que le groupe se réduit de semain en semaine quasiment, je commence à me sentir à l'aise. Surtout que celui qui nous accompagne est un "gentil monsieur". Seulement pour les candidatures spontanées, il nous est demandé, pour ne pas dire exiger, de relancer ntre candidature et de forcer la main au recruteur même si pour le moment il n'y a pas de session de recrutement dans l'entreprise. Le but? Se faire connaitre, créer un réseau afin d'en tirer le meilleur parti pour qu'il nous donne des pistes...
Dur dur pour l'instant, j'ai réussi à décrocher un RDV... mais pour dire quoi? Déjà au tel je ne captais pas grand chose, l'homme était expansif, et très abstrait dans ses propos... si bien que je redoute bcp ce qui m'attend lors du rdv... Expliquer ma situation? Mais je ne sais même pas en quoi consiste exactement le métier pour lequel je poste, pour lequel j'ai soit-disant été formé... le problème est que j'y connais rien car je n'ai pratiqué et les cours étaient tellement théoriques et remontent à tellement longtemps, que je suis complètement larguée. La seconde chose : c'est que je ne suis pas sure finalement que ce "job" me convienne, pleins de choses que je n'aime pas : notamment le côté scientifique du métier, sans compter le niveau de responsabilité...
Et puis très franchement entre mon 1 mois de stage (où je n'ai rien appris) et mon 1 mois de travail en tant que caissière, je crois que je ne suis pas prete de trouver! Dejà que les postes dans mon secteur sont quasi inexistants alors bon... alors avec moi et ma non-expérience, je crois que j'ai le temps d'attendre!
C'est pourquoi j'aimerais viser autre chose, un autre secteur, pour un poste plus "cool", c'est à dire moins de responsabilités donc moins de prises de tête... pour cela il va falloir que je me crée une nouvelle expérience.



--

Retour à la solitude...

Posté le 24.03.2008 par katymine
26 février : et oui le départ comme prévu sans aléa cette fois... je pars avec le petit morceau de teuch qui nous restait, mais cette fois le départ se fait avec moins de heurts que d'habitude même si la tristesse est vachement présente...
Et oui j'ai réussi à relativiser les choses car d'une part il fallait que je rentre : je devais revoir mes parents que je n'avais pas vu depuis 2 mois, je devais même aller au salon de l'agriculture le lendemain et le surlendemain débutait mon suivi anpe...
D'autre part au vu de ces derniers évènements, de la situation que cela a engendré... je n'avais plus très envie de rester dans le petit coin de paradis... car ce dernier avait bien changé, on y faisait vraiment rien, de moins en moins de choses à faire, les journées se ressemblaient toutes et étaient vides de toute émotion...
Debout à 11h, midi manger, aprem : petit tour en voiture dans la campagne qu'on connaissait presque par coeur, avec petit péco pour faire mieux passer la journée, retour 16-17h : console + télé, 20h : manger et le soir : soit télé + petit péco ou soit soirée poker où on perd notre fric + détente comme d'habitude.
Bref je ne supportais plus cette vie vide de sens, ça me stressait voilà près d'un mois que je ne mangeais quasiment plus le midi, et le fait que mon copain décidait d'arreter la fumette (du moins arreter d'en acheter car il faut dire que niveau finances, ça ne suivait plus...) m'a conforté ds cette impression de "je n'ai plus rien à faire ici".
Et oui car si en plus, on ne pouvait plus fumer, alors là c'était ma mort annoncée...

Les 1ers jours ont été très difficiles pour moi, je me sentais affreusement seule, le suivi que je devais entamé me stressait énormément, j'etais en présence de cadres expérimentés : mais qu'est ce que je fous là? Mais les petits plus étaient tout aussi là : mon rdv chez le dentiste : enfin! depuis le temps que cette dent me faisait horriblement mal! Rdv aussi chez un nouveau psy et oui à ne pas négliger! et puis le fait de se retrouver seul chez soi, ce n'était pas plus mal...
Malgré une grosse dispute avec mon père, je dois dire, que j'apprécie de plus en plus d'etre chez moi aujourd'hui, à tel point que je ne cherche même pas à retourner dans la somptueuse campagne. Moi qui revais de faire ma vie là-bas, voilà que peu à peu, je redescends sur terre, toutes mes recherches d'emploi se situent dans ma région, de toute façon, il faut etre honnête, si je dois trouver ce sera là et pas là-bas, pas dans le néant, c'est impossible.

Quant à chéri? Il vait un entretien de prévu pour un poste de mise en rayon CD/DVD et même le cas échéant, un couple d'amis lui a fait part d'une place dans la jardinerie dans laquelle ils travaillent, pour 3 mois, à mi-temps. Donc il ne s'inquiétait pas...
Seulement ce qu'il ne savait pas c'est que ça n'allait marcher ni pour l'un ni pour l'autre... il a passé son entretien pour leclercq... plusieurs jours plus tard il reçoit la réponse par courrier : négatif et pour le poste "de secours", idem, quelqu'un d'autre a été choisi! Au jour d'aujourd'hui, je dois dire que je le plains, je n'envie pas du tout son mode de vie comme c'était le cas auparavant. Lui ne fait rien, il dit qu'il en a marre de cette situation, qu'il aimerait bien travaillé mais qu'on ne lui donne pas sa chance...
Blablabla... Oui ben ça, ça ne risque pas d'arriver vu comment il s'y prend : il a toujours la même technique de recherche d'emploi à savoir attendre que les petites annonces de l'anpe tombent dans sa boite e-mail, et attention pas n'importe lesquelles! Il reste toujours bloqué sur le poste de vendeur en jeux vidéos, voire CD/DVD mais rien d'autre. Sans faire de candidatures spontanées, sans démarcher les boutiques, sans passer par l'interim, sans même consulter les annonces des sites autres que ceux de l'anpe... et encore! comme je l'ai dit il attend de recevoir les annonces dans sa boite e-mail, le problème et pourtant je l'avais déjà interpelé à ce sujet, c'est qu'il y a des fois où l'anpe oublie de vous envoyer des annonces qui correspondent à votre profil, ce qui fait qu'il vaut mieux aller jeter un oeil aux annonces de temps en temps directement sur leur site.
Pauvre chéri... S'il savait... s'il savait que justement il y avait une annonce qui trainait en ce moment à l'anpe (même moi j'ai été voir alors que ça ne me concerne pas), justement ce qu'il recherche et pas trop loin de chez lui, CDI, plein temps,... bref le job de ses rêves... et apparemment il n'a rien vu! J'ai hésité à lui en parler, je voulais le faire pour lui annoncer une bonne nouvelle et qu'il regagne de l'espoir et puis j'ai préféré opter pour l'abstention... C'est vrai c'est un peu égoïste de sa part, mais j'ai envie de lui prouver qu'il a tort d'avoir fait le choix de rester auprès de ses parents, tort de procéder ainsi dans sa recherche d'emploi, tort de faire passer les loisirs et son bien etre familial avant le boulot et accesoirement... sa petite copine! Ba oui, car je n'oublie pas que c'est lui qui me laisse et non le contraire! Car moi j'ai des choses à faire, je ne peux pas descendre chez lui sur un coup de tête comme auparavant...
Et oui, je le plains, il n'a presque plus d'argent sur son compte, est en mauvaise posture pour trouver du boulot, s'ennuit à mourrir chez lui les jours de pluie, avec les copains, c'est de plus en plus critique. En fait, plus ça va, et moins je supporte son mode de vie... je ne sais même pas ce qui peut bien le motiver... sa passion de la detect'? Avec papa-maman derrière lui durant les après-midi grises... et apéro en début de soirée pour fêter leurs nouvelles trouvailles?
En tout cas, ce que je sais c'est que je ne suis pas pressée d'y retourner... car moi aussi j'ai envie de penser à moi, pour une fois, envie d'etre maitre de mon destin.

La soirée annonciatrice...

Posté le 09.03.2008 par katymine
Fin février était prévu mon retour chez mes parents... seule et pour longtemps.
Cependant pas de crise d'angoissse, un stress intense, et une déprime bien installée, mais ça va, je tiens le coup. Ce qui me fait tenir?
Le fait que, après y avoir passé 2 mois, mon petit coin de paradis ne ressemblait bientôt plus à l'image que je m'en faisais. Les journées se ressemblaient toutes, et cela devenait franchement angoissant. Heureusement que je devais bosser pour mon concours! Ca me donnait un but et me permettait de tenir, face à l'ennui.
Autre chose : le fait que je ne sois pas chez moi (paradoxalement!) : car même si je m'y sens bien, si là-bas, j'ai l'assurance de ne pas m'en prendre plein la gueule parce que je finis pas mon assiette, je peux fumer ma clope tranquillou, et fumer un petit "péco"? pas de soucis, c'est tellement facile de trouver une excuse pour sortir!
Oui mais je ne suis pas chez moi : je ne peux pas aller me servir dans le frigo ou les placards comme bon me semble : et oui chez les beaux-parents, c'est manger à 12h10 : entrée - plat - fromage -dessert. Moi qui n'a jamais été habituée à une telle solennité des repas... chez moi on mange un bon plat de résistance et un petit yaourt ou un morceau de tarte après... bien après si le coeur m'en dit! Si j'ai envie de le manger 2 heures après, pas de problème, idem pour le fromage : pas d'heures!

Mais voilà c'est surtout un évènement qui va faire que je vais avoir envie de partir...
1 semaine et demi avant mon départ, on décide de sortir entre amis dans un café-boite situé à 50 km de "chez nous" (et oui j'ai bien précisé que cette campagne était un véritable trou perdu!). Oui mais voilà, certains ont trouvé le moyen de se désengager de cette aventure, si bien qu'on se retrouve avec moins de conducteurs que prévu. 2 conducteurs pour 9 personnes, c'est juste, mais ça tient la route.
On arrive là-bas, c'est bondé, mais on arrive quand même à se retrouver autour d'une table tous ensemble. La soirée bat son plein, et beaucoup en profite : ça picole et repicole... Seulement, celui qui est venu avec nous et qui s'était porté chauffeur pour nous s'ennuie ferme avec sa copine, qu'une envie : se barrer. Il attend quand même une heure pour savoir ce que l'on fait, si on le suit ou pas. Mais il y avait Skeul, un ami à l'un de nos amis, thomas, qui nous a rejoint à notre table. Et comme celui-ci habite du côté de "nos villages", a priori pas de problème il lui restait 2 places... Seulement il avait déjà bien picoler et moi ça ne me rassurait d'autant que sa réputation de dingue du volant etait appremment toute faite... La soirée continue et Jerem le voisin de mon amoureux, en profite pour draguer à droite et à gauche. 3h45 : Fred, notre conducteur commence à s'ennuyait ferme, tout comme moi qui ne boit pas. Il souhaite partir mais les gars sont bourrés et il a bien du mal à leur faire comprendre aux autres...
Ceux qui devaient partir avec lui : son cousin (obligé il était responsable de lui), sam, Jerem et moi. Thomas (le frere de Fred) et mon chéri devaient repartir avec Skeul... Seulement Jerem ne semble pas décidé à partir malgré les multiples avertissements il fait tout pour pouvoir nous retarder. 4h10 : Fred perd patience il va à la voiture et appel son frère pour motiver les troupes. A nous 2 on essaie de regrouper les personnes prévues pour le décollage mais rien y fait, 4h20 Thomas part rejoindre les autres.
Je me retrouve seule, je ne sais pas quoi faire car je vois mon copain complètement pété, là il avait atteint le stade de non retour, comme je le connais bien, je savais qu'il ne se souviendrait pas de la veille, il faisait n'importe quoi, taper du poing sur la table avec violence (toujours besoin d'exprimer une certaine violence dans ces cas-là, allez savoir pourquoi...), cherche un peu les embrouilles, tout en continuant à s'amuser...
Je le préviens que je m'en vais, de toute façon je n'avais pas le choix vu qu'il ne restait plus que 2 places ds la voiture de Skeul. Il me dit au revoir, me donne les clefs de sa bagnole à ma demande. Je rejoins les autres sur le parking... tout juste ils allaient partir sans moi.
50 km et 3/4 d'heures plus tard on arrive à destination et dépose le 1er passager : le cousin. C'est alors que mon chéri appelle, tout ce qu'on comprend c'est que Jerem et lui se retrouvent à la rue, sans chauffeur pour les raccompagner... bizarre on pressentait ce truc là... Jerm était furax, il s'est mis alors à accuser Fred de les avoir volontairement abandonné, il a alors mencé celui-ci de lui casser la gueule. Bref malgré tout, Fred décide d'aller les chercher à contrecoeur... toujours 50 km plus tard, on arrive, Jerem saute au cou de Fred, le menançant du poing, quant à mon copain....... complètement à l'ouest, grelottant sous le froid épais, sans veste ni sacoche... Je m'énerve un peu : "où sont ta veste et ta sacoche?!" Il ne sait plus ce qui s'est passé encore une fois, il aurait tout laissé à l'intérieur mais malheureusement le club était fermé.
On réussit à repartir mais dans une ambiance morbide, d'ailleurs, chéri a tenté à 2 reprises de se jetter sur la route en ouvrant la portière (et oui il s'est rendu compte 1 fois de plus, qu'il avait déconné sous l'effet de l'alcool)...
Finalement tout le monde va se coucher... Le lendemain, j'etais encore très en colère et le réveil fut douloureux pour mon copain... Comme à chaque fois, ds ces cas-là, il me charge ds un 1er temps, cherchant mon erreur "et pourquoi tu m'as laissé?!" ou "non je n'étais pas au courant qu'on devait repartir avec Skeul!".
Du coup je sors de la chambre et explique en 2-3 mots l'affaire à ses parents. Bref prise de bec pendant quelques minutes et l'apres midi nous sommes reparti au café-boite où il n'a pu récupéré que sa veste. Pour la sacoche, il fallait revenir le lendemain... inquiétant il avait tous ses papiers, clefs de maison, porte feuille,sa carte bleue et celle de jerem ainsi que le tel de ce dernier (quant au sien, il l'avait éclaté dans un moment de stress la veille, quand on est allé les rechercher... et n'a même pas pensé à recupérer la puce...).
Lundi matin : coup de tel de Jerem, la gendarmerie l'avait appelé pour dire qu'ils avaient retrouvé la sacoche. Du coup on y va et on y retrouve la sacoche qui avait donc été volée et non perdue.... Tout y était sauf évidemment le tel de Jerem et les clefs de maison de chéri...
On rentre de là vers midi, le père de mon copain tirait une de ces tronches! Pourtant
La veille pourtant, malgré la portée à sa connaissance de cette histoire, il ne faisait pas autant la tronche. Mon cheri va donc lui tirer les vers du nez avant que celui-ci ne parte au boulot : il avait été, en fait, fouiller dans le petit tiroir de chéri et y a truvé notre "petit trésor" à savoir un bout de teuch avec tout ce qui va avaec... Oups, on était grillé après toutes ces années. Chéri avoue alors tout de chez tout, oui on fume, tous les jours et depuis très longtemps et alors? De toute façon ce n'est pas ça qui a été à l'origine de cette histoire, mais bien l'alcool... Bref situation complexe je me sens mal. Chéri me dit que cela n'allait rien changer, qu'il se sentait même soulagé de savoir qu'ils étaient au courant... mais moi ça me faisait chier enfin, ils savaient pourquoi je préférais etre seule plutot que d'aller à la chasse aux trésors avec eux (c'est pourquoi j'y allais seulement qd ses parents n'étaient pas avec nous), pourquoi j'allais fumer ma clope dehors, quand mon chéri n'était pas là... et oui tout s'explique, et voilà, maintenant je suis plus que mal à l'aise devant eux. Le malaise s'estomp dès le lendemain. Enfin du coté de ses parents, quant à mon chéri il n'a plus envie de fumer, il sent qu'il a trahi ses parents, mon Dieu, mais il n'est pls l'enfant parfait!
Il décide dons qu'on finisse le morceau et basta.
Cool mais ce n'est pas ce que j'avais prévu heureusement que je m'en allais bientôt...

Toutes les bonnes résolutions s'effondrent...

Posté le 09.03.2008 par katymine
Le soir-même, c'était le 25 décembre, on fête notre dernier jour avec mes beaux-parents. La soirée a très bien démarré comme depuis le début qu'ils sont là, mais la fin est déjà bien moins joviale. Petite prise de tête entre mon chéri et le mari de ma soeur, pour des pacotilles, histoire de règles au poker... ça jette un froid, les gars se prennent la tête pdt au moins 1 heure, et ça soule tout le monde qui se met à bailler. Finalement la soirée est retombée comme un soufflet... et avec l'effet de l'alcool, ça a provoqué un sentiment d'amertume total à mon bien-aimé. Il était complèttement déprimé, ses parents repartaient le lendemain, et il se rendait compte qu'il ne le digérait pas. Pour une fois, il avait de penser à lui et à rien d'autre. Il avait même envie de tout quitter encore une fois! c'est à dire son boulot (alors que son contrat se terminait 3 jours après.... pour pouvoir rentrer chez lui au plus vite dans sa campagne qui le rassure auprès de ses parents qu'il aime tant... quitte à ce qu'on soit une nouvelle fois séparé. Il était dans un de ces états en me disant tout ça, c'était la 1ere fois en 6 ans que je le voyais dans un tel état, pleurant à grandes larmes!
Comment je l'ai pris? Plutôt mal... cependant j'étais un peu compréhensive. Ma région lui plaisait pas? Normal moi non plus, surtout depuis que j'ai connu la sienne. Ses parents lui manquent terriblement? Là aussi j'arrive à le concevoir, car il est vrai qu'ils sont très soudés, font pas mal d'activités... bref une vraie relation de potes entre eux. Contrairement à la relation que j'ai avec mes parents, c'est sûr que c'est le jour et la nuit. Néanmoins, ce genre de relation me gêne grandement, à 24 ans, ne pas arriver à se détacher de ses parents à ce point-là... surtout de la part d'un gars... je trouve ça limite quand même... et ça fait peur! car ça laisse un mauvais présage pour l'avenir! Voudra-t-il un jour qitter le nid familial pour convoler un jour avec moi... le doute était déjà présent dans mon esprit, il se fait de plus en plus pesant.
De plus, avec cette histoire, il me laisse sur le bord de la route! Moi qui me suis engagée auprès de l'anpe à suivre un accompagnement pdt 3 mois, moi qui me suis engagée à un poste d'opératrice de saisie... bravo me voilà bien seule maintenant.

3 jours plus tard, son contrat était terminé. Et avec ça, aucune promesse d'embauche, juste un "peut etre" pour le mois de février... et encore. Je pensais qu'il allait partir dès le dimanche 30 décembre pour le nouvel an chez lui, mais non il profita de cette journée avec mon père et moi à faire du détecteur dans un champ (il a rien trouvé de fabuleux d'ailleurs). Moi je ne savais pas si j'allais repartir avec lui... pour faire quoi? le passer dans sa famille qui me soule à le couver comme un poussin à peine sorti de son oeuf? Mais bon passer le nouvel an sans lui, alors qu'en plus on devait fêter nos 6 ans... dur dur... j'ai cédé et le lendemain je suis parti avec lui. Finalement on a fait le nouvel an chez son voisin et c'était pas plus mal...
Il était convenu que je ne devais rester qu'une semaine car le 8 janvier j'avais rdv chez le dentiste... rdv tant attendu car la dernière fois j'avais annulé suite à une crise d'angoisse et c'était au mois de juin! Pourtant arrivé le 7 au matin alors que je devais partir de nouveau en train, je me suis réveillée très tôt... crise d'angoisse à l'horizon! J'avais la tête embrouillée... que faire? repartir juste pour un rdv de dentiste ou annuler? Je me sentais tellement mal que j'ai préféré annuler... une fois de plus...

Je me suis dit que de toute façon, je devrais partir d'ici peu de temps surement, dès que l'entreprise m'appelerait pour le poste d'opérateur... seulement ce que je ne savais pas... C'est que la société ne m'appelerait jamais... Au jour d'aujourd'hui j'attends toujours!
Mais c'est tout autre chose qui va me rattraper... car eux ne m'ont pas oublié! l'anpe bien sur! fin février, je reçois un appel de ma conseillère" alors comment ça se fait que vous n'avez tjs pas entrepris de démarche pour l'accompagnement renforcé?" heureusement que j'avais toujours l'excuse que j'attendais des nouvelles de la boite d'interim... cecei dit, ça n'a pas vraiment marché, et elle m'a contraint de prendre contact avec ma future nouvelle anpe...
A ce moment-là je ne savais plus quoi faire... Je n'avais pas envie de rentrer chez moi, vraiment pas... l'avant noel m'a démontré une fois de plus, quela vie avec mes parents devenait de plus en plus frustrante, en plus sans mon chéri.... IM-POS-SIBLE!!!!
La question était alors de savoir : soit j'accepte ce qui paraissait le plus raisonnable. Soit je fais le tout pour le tout : je déménage pour de bon et je transfert mon dossier du côté de chez mon copain mais alors là c'était quand même prendre un très gros risque... Car je n'avais aucunement l'assurance de retrouver un tel suivi (et je savais que j'en avais besoin, je ne cherchais plus de boulot ces derniers temps...) et je savais que ça serait 10 fois plus compliqué de chercher du travail par là-bas.
2 jours plus tard j'avais reçu une lettre de l'anpe me disant que le rdv était pris : pour le 28 février... je ne pouvais plus trop faire marche arrière... d'autant qu'une bonne nouvelle apparaissait tout de même, le suivi ne se ferait pas dans la ville que je redoutais, mais plus pret, dans une autre anpe toujours... mais déjà plus accessible en voiture.
A partir de là ça devenait évident je devais rentrer chez moi. De toute façon, j'avais un concours de prévu pour le 19 mars et il fallit bien que je revois mes parents qui espéraient à chaque appel que je leur dis que je revenais....

Un nouveau départ?

Posté le 08.03.2008 par katymine
Je suis donc retournée chez moi, dans ma contrée, loin d'etre charmante mais tellement plus adaptée à notre situation de jeunes demandeurs d'emploi...
Pour moi de toute façon, 2 choses étaient d'actualité : un entretien de prévu pour un CDD de 6 mois à mi-temps. Le 3eme et toujours pour le même type de poste, ça ne me réjouissait guère mais il fallait que j'y aille malgré tout... La seconde chose est que je venais d'etre prise en tant que figurante pour tourner dans un téléfilm!
Cette opportunité est tombée complètement par hasard. Fin septembre, alors que faisais les courses avec ma mère, je tombe sur une copine à ma soeur (Coco) qui me dit qu'un casting est organisé dans le coin, à la recherche de figurants pour un téléfilm retraçant une histoire criminelle qui s'est passée, il y a quelques années, dans ma région.
Elle souhaitait le passer, mais pas toute seule donc vint la question "qu'est ce que tu fais demain?", au début, ça ne me disait rien... moi apparaitre dans un film alors que je rougis pour des clopinettes? Certainement pas.
Et puis je me suis dit qu'il fallait aller de l'avant, j'ai donc accepté. Le lendemain matin : casting; c'était très long et on est passée à la fin. Résultat des courses : Coco était recalée pour cause de coupe version trop "2007" (et oui le film se passait dans les années 70) et moi j'ai été prise! On m'a même laissé le choix sur l'endroit où je voulais tourner. C'est à dire soit j'opté pour une seule journée dans la ville où se passait le casting (qui était tout prêt de chez moi) soit je faisais 2 journées, dans un cadre plus intéressant (car moins de figurants notamment) mais c'est un peu plus loin.
Bon, j'ai pris mon courage à 2 mains, et je me suis lancée pour la seconde option.

Ces 2 opportunités qui se présentaient à moi (le téléfilm et l'entretien à venir) m'ont beaucoup stressée c'est pourquoi je suis repartie chez mon amoureux debut octobre pour à peine 1 petite semaine car je fus très vite appelée pour l'essayage des costumes. C'est pourquoi je devais repartir chez moi et ce qui devait arriver arriva, mais ça je l'ai déjà raconté : mon copain qui quitte tout pour me suivre. Que c'est beau!!!!

Seulement malgré la présence de mon chéri, le stress commençait à s'instaurer, pour ne pas changer... en plus l'ambiance de mon chez moi, la pression de mon père... tout ça fait que de jour en jour je me rendais de nouveau malade... ceci dit, ça a été moins grave que d'habitude. Je n'avais, certes pas d'appétit et arrivais à peine à m'alimenter, je vomissais à chaque repas... MAIS pas toute la journée, ni toute la nuit. Je sortais quand même entre temps.

L'entretien n'a pas été trop éprouvant, les 3 recruteurs étaient 3 jeunes sympathiques, ils mettaient très à l'aise. Mais le boulot était moins attirant, il s'agissait d'un domaine où j'avais que très peu de connaissances, contact constant avec des gens (fonction de conseil), des déplacements à gogo (150 km voire plus la plupart du temps), 20 heures par mois (et oui, ça pour du mi-temps... c'est du mi-temps!) pour un smic horaire voire un peu plus... ensuite, on été envoyé dans une salle où on devait traiter un certain nombre de mises en situation pour tester nos connaissances. Il y avait déjà 3-4 personnes qui étaient en train de potasser... bon, apparemment, il y a de la concurrence. Les questions n'étaient pas simples, et je sombrais peu à peu... et puis il fallait voir comment ça défilait dans la salle d'examen! Décidement il y avait du monde!
Je ne croyais pas si bien dire... à la sortie, je vois une candidate, on discute un peu, et elle m'apprend qu'effectivement on était 50 sur le poste! O_o
Et là... là j'ai vraiment pris conscience. Conscience que je n'aurais pas le job (mais ça je m'en doutais largement et ça m'arrangeait plus qu'autre chose!) mais également qu'au vu de la concurrence pour ce misérable boulot, je ne suis pas sortie de l'auberge, et je ne suis pas pas prete de trouver un travail dans mon domaine... comment faire la différence avec des gens plus expérimentés, plus spécialisés, plus dynamiques... la déchéance à venir pour moi.

Quant au téléfilm, on m'a annoncé le jour de l'essayage des costumes que je ne ferais plus qu'une journée. Là aussi, ça m'arrangeait, car ça me stressait de plus en plus. Quoique, après mon entretien, j'ai bien relaché la pression et n'éprouvait même plus d'angoisses la veille du tournage. Tournage qui s'est relativement bien passé, les gens étaient tous très sympathiques, les figurants comme les gens du tournage, l'ambiance était très convivial et le fait de voir des acteurs "en vrai" était très palpitant!
Le seul hic a été le passage à la cantine, je n'avais pas encore tourné à ce moment-là, et j'étais encore bien en situation de stress, j'ai à peine mangé, j'essayai de le cacher aux gens avec qui j'étais et avec qui j'avais sympathisé... j'ai bien failli vomir!
La scène que j'ai tourné était courte mais on a dû la refaire bien 7 ou 8 fois. Ca a été l'occasion de rencontrer un acteur bien connu, qui a fait de nombreux films dont des films américains! ;)
Je suis repartie de cet endroit, le coeur emplie de beaux souvenirs... dommage que ma 2eme journée était annulée!

Quant à mon chéri, 3 jours à peine qu'on se soit installé chez moi, il a reçu très vite de bonnes nouvelles : tout d'abord pour un 1er entretien dans un supermarché pour 2 mois dans le rayon jeux vidéos (le domaine dans lequel il souhaite travailler) puis très vite, peut etre 2 jours après, 2eme appel pour un autre entretien pour un cdd d'un mois en tant que vendeur dans un magasin spécialisé dans les jeux vidéos (plus interessant car là c'estplus du conseil et pas seulement de la mise en rayon).
Les 2 entretiens se sont bien passés, ils ont confirmé même sa préférence (pour le 1er le recruteur n'avait pas l'air trsè sympathique), le 2eme lui laissait sousentendre qu'il serait probablement recruté, surtout que 3 postes étaient à pourvoir spécialement pour la période de Noel.
Après mon tournage, on est reparti chez lui, car si côté boulot, ça avait l'air de nous sourire d'etre dans ma région, le reste c'était moins ça. La région toujours aussi moche, pas d'amis, plein d'ennui, mes parents et leur hygiène de vie à faire vomir plus d'un... non rien de tel qu'un petit retour en campagne avant de reprendre une voie plus sérieuse. Seulement dès le lendemain, mon chéri a été rappelé par son futur employeur, lui disant qu'il avait besoin de lui dès maintenant.... oui mais... à 300km de là, ça risque d'etre difficile! Plutot que d'accepter sa proposition, il a dit qu'il n'etait pas disponible pour le moment tout en s'assurant qu'il serait quand même bien pris pour le mois décembre... ce que lui confirma l'employeur. C'est assez culotté de sa part, je trouve! Personnellement, je n'ai pas trouvé sa démarche très sérieuse et responsable...
D'autant plus, que quelques heures après c'est moi qui trinquait... même chose! La production m'appelle en disant qu'ils auraient besoin de moi pour une 2eme journée de tournage le lendemain! ô rage... ô desespoir... j'ai dû renoncer évidemment... à contrecoeur et même plus encore. J'ai mis plusieurs jours à me remettre de cette nouvelle, je m'en voulais tellement d'etre repartie au "pti coin de paradis", là où certes il faisait bon vivre... mais... c'est tout, car il fallait bien avouer qu'on s'ennuyait ferme là-bas!

On a fini par rentrer peu de teps après, et mon copain essayait de rattraper le coup en allant voir plusieurs fois son employeur pour montrer sa détermination "coucou, je suis là! si vous avez besoin de moi, n'hésitez surtout pas!!!" seulement son optimisme et son manque de professionnalisme (en refusant de venir travailler avant la date prévue) s'est retourné contre lui. Oh il a finit par etre pris mais... pour 15 jours. Tout juste pour Noel, en sorte. Le travail semblait lui plaire, même s'il était intensif, et son emploeyr laissait entrevoir la possibilité d'une embauche, puisque l'un de ses salariés devait partir.

Noël : pour rassurer mon chéri et sa famille, on avait invité ses parents pour quelques jours. Comme ça avait l'air d'etre dramatique qu'ils ne passent pas Noel ensemble, j'ai un peu forcé la main à mes parents pour qu'ils les invitent (en fait ils avaient déjà fait cette proposition au mois d'aout, mais mes parents ont cette facheuse tendance à très vite oublié les promesses d'un jour... contrairement à mes beaux-parents qui n'attendaient qu'une chose de ma part : le feu vert pour qu'ils puissent monter!).
Nombreuses ont été les difficultés rencontrées : notamment pour refaire la chambre d'amis dans un minimum de temps. Mon père à cran, ne s'est pas géné pour se défouler sur moi, tous les 2 jours j'étais en pleurs tellement il était mauvais, il me cherchait des noises pour vriament pas grand chose. C'était insupportable!
Si bien que le jour où mes beaux parents sont arrivés, je ne parlais plus à mon père et réciproquement.

Coté boulot : la veille de leur arrivée, j'ai eu mon rdv "mensuel" (à savoir tous les 3-4 mois) avec l'anpe, le 21 décembre, ne pouvant plus rien pour moi, et après plusieurs tentatives de la part de ma conseillère, j'ai accepté ce que j'avais toujours refusé : un accompagnement renforcé special jeunes diplomés, mais dans une autre anpe, à 30km de chez moi (alors que celle-ci est à peine à 5km!). Ca ne me disait rien dans la mesure où la grande ville me faisait peur et dans la mesure où je ne savais pas si je devais m'engager par chez moi... tellement j'espérais la possibilité de pouvoir établir ma vie du côté de la belle campagne! Seulement puisqu'on avait pris de bonnes résolutions, et que peut etre mon copain allait décrocher un cdi, alors pourquoi pas, c'était le moment où jamais! et puis de toute façon, je n'avais plus d'arguments pour contrer cette proposition que je reculais depuis bien des mois....
Le soir même, je reçois un appel d'une boite d'interim dans laquelle je m'etais inscrite 6 mois auparavant (et encore c'etait pas vraiment celle-ci! même enseigne mais pas même agence, ils ont dû se passer mon cv... moi qui le croyait à la poubelle depuis des lustres!), la femme me propose tout d'abord un poste de téléprospecteur (le truc bien chiant...) je barguine quelques trucs puis elle me propose un poste d'opérateur de saisie : déjà plus interessant! c'était le job de ma soeur justement avant qu'elle ne soit mise en arret maladie du fait de sa grossesse. J'ai donc été invitée à passer les tests le 24 : tests plutôt facile, fault bien le dire...cependant je ne pense pas avoir été très claire dans l'explication de ma motivation... difficile de la montrer quand on ne veut ce poste que pour remplir un cv et accessoirement pour l'argent. 2 jours plus tard, les résultats tombent, ils sont très bons, la femme en profite pour me rappeler qu'il y a tjs des postes de téléprospecteur de dispo et que c'est urgent, contrairement aux postes d'opérateur de saisie, qui ne sont pas prévus pour tout de suite... je refuse sa proposition... elle me dit que l'entreprise me contactera pour un entretien éventuellement.

Mon chéri, le travail en usine et le nouveau choix

Posté le 03.03.2008 par katymine
Octobre : il fallait que je retrouve du travail... puisque telle était ma destinée.
Mon chéri travaillait toujours à l'usine. L'usine de sa tante dans laquelle il passait ses jobs d'été en tant qu'étudiant. Il avait recommencé à travailler là bas dès fin juin jusqu'à aout... puis reprise en septembre.
Ca m'agaçait de savoir qu'il perdait son temps là-bas, alors qu'il pouvait trouver bcp mieux! Mais c'est sa tante qui décidait. Déjà qu'elle se mêle déliberemment de la vie de son "jeune branleur de fils de 21 ans" (désolée mais je n'ai pas trouvé d'expression plus qualifiante!), v'là ti pas qu'elle allait gérer la vie professionnelle de mon homme. Et ma "belle-mère" qui, comme à son habitude, n'a d'avis perso sur la question acquiessait betement les dires de sa soeur "oui c'est sûr ce n'est pas le boulot qui plait, ce n'est pas le job qu'il recherche mais en attendant de trouver mieux, faut bien se faire de l'argent... il a déjà fait 3 mois en plus, plus que 3 mois et il pourra toucher les assédics!"
J'étais dépitée par cette argumentation! Moi timide, je suis presque sortie de mes gonds, comment peut-il dire qu'il ne trouve pas s'il ne cherche pas correctement? Jusqu'à maintenant, il n'avait jamais fait de démarches concrètes pour trouver du boulot : jamais mis les pieds en boite d'interim (hormis pour travailler ds cette foutue usine) et n'avait encore jamais contacté les entreprises spontanément lettre ou présentation directe). Son destin professionnel? Il le remettait uniquement entre les mains des petites annonces de l'anpe! Autant dire que la possibilité de trouver un travail était plus que... limitée. Mais il ne disait rien... subissait plus qu'autre chose.
Jusqu'au jour où... j'étais chez lui et je devais repartir (pour une raison que j'expliciterais plus tard!). Il faisait un temps magnifique et lui devait travailler de 13h à 21h, alors que mon train partait en fin d'apres-midi... donc pas de possibilité de passer cette dernière journée ensemble et le boulot l'épuisait physiquement mais sourtout moralement. Soudain coup de pression à 11h, il décide de tout quitter!
Et à commencer par son travail, ce qui n'était pas pour plaire à sa mère avec qui, il s'embrouillait, elle lui demandait d'au moins attendre une semaine et demi, la fin de son contrat, mais lui s'énervait et refusait tout compromis.
A 12h, il démissionnait, la boite d'interim n'était pas franchement contente d'avoir à accepter une démission aussi soudaine.

Ceci fait, il fallait qu'en contrepartie il prouve sa bonne foi pour retrouver du travail, vis à vis de ces chers parents. C'est pourquoi, il prit la décision de partir avec moi, là où le travail est déjà plus florissant, surtout dans le commerce, ma ville, ma région est en plein développement dans ce domaine. C'est donc en pleurs, qu'on laissa sa mère. Sur la route, on croisa son père, plus terre à terre, qui avait conscience qu'il laissait partir son fils vers de meilleurs horizons.

Mon premier boulot... et oui!

Posté le 03.03.2008 par katymine
Il me restait alors à trouver un job d'été chez mon chéri. Je vois une annonce où le supermarché du coin recherchait quelqu'un pour la mise en rayon pour 2 mois. J'ai insisté pour avoir ce job. J'ai réussi à obtenir un entretien, et journée d'essai prise quelques jours plus tard. J'étais très stressée, mais je ne sais par quel miracle cette fois-là je ne suis pas tombée dans les crises d'angoisse! Le lundi me voilà à l'heure : 5h du mat pour découvrir les joies de la mise en rayon dans les produits frais évidemment! La femme qui était avec moi ne m'a que vaguement expliqué le taff à faire, cependant un peu 2 de tens de nature, perfectionniste, je n'arrivais pas à suivre la cadence! Et celle qui s'occupait de moi ne s'est pas gênée pour me descendre et me traiter...
J'ai crû que j'allais pleurer... j'avais donc raison : j'étais incapable de travailler. C'est donc sans surprise que j'ai su que ce n'était pas moi qui étais retenue (de toute façon, ds le cas contraire, j'aurais fini par refuser). Cepdt, le patron m'a laissée une seconde chance en me disant qu'un poste de caissière etait dispo pour le mois d'aout bon... ok... ça ne me disait rien, mais je ne pouvais pas me défiler comme ça.
Un mois plus tard je les recontacte donc, la peur au ventre pour ce fameux poste. Journée d'essai prise pour un samedi. J'étais hyper stressée : comprendre le fonctionnement de la machine, gérer l'argent et les moyens de paiements, le contact avec la clientèle : tout ça j'ai dû l'apprendre en à peine 3 heures!
Démarrage difficile, mais cette fois, c'est la bonne... je suis prise!

Au début, c'était difficile, je ne savais même pas différencier un concombre d'une courgette alors faire la différence entre une poire passecrane et une poire conférence, j'en parle même pas! Beaucoup de petites bêtises au début, mais pour ce qui était question argent, j'étais assez irréprochable, je faisais pas souvent des erreurs de caisse, ou alors quand j'en faisais, l'écart était toujours très minime. Et pour ça, j'ai reçu des félicitations.
Pour ce qui est du boulot en lui-même, je le detestais, j'avais tous les jours ce stress quotidien qui vous rend très irritable. En plus j'étais la seule à travailler durant ce mois d'aout, tous les copains étaient en vacances, pas de quoi motiver les troupes, d'autant que j'étais d'astreinte tous les samedis dimanches et jour férié. Bref vraiment pas stimulant ce boulot, et les cons de clients je n'en parle même pas! Heureusement qu'ils ne sont pas en majorité!
La chef de caisse était contente de moi, mais moi j'arrivais pas à m'y faire, j'aimais pas ce boulot, je le trouvais indécent et il me le rendait plutot bien. J'ai une proposition pour renouveler mon contrat d'un mois, ma chef était toute gentille avec moi avant de me l'annoncer. Mais après réflexion, j'ai refusé.

Au bout de 5 semaines, mon contrat s'est terminé ainsi. Et de nouveau, il fallait que je retourne sur le marché du travail mais cette fois avec la fierté d'avoir eu mon premier contrat de travail... et ma 1ere paye!

ENFIN J'AI REUSSI A BOSSER!!!!

De retour sur mon blog!

Posté le 05.10.2007 par katymine
Et oui après quelques mois d'absence me voilà de retour.
Alors que s'est-il passé depuis? Pas mal de choses se sont passées. Tout d'abord, peu de temps après mon dernier écrit, j'ai refais des crises d'angoisse à peine rentrée chez moi. Du coup je suis partie vivre, du moins pour la période juin-juillet-aout, chez mon chéri. J'ai promis à mes parents que si j'allais là bas c'était pour trouver du boulot et non glander.

Quelques jours après mon arivvée là bas et à peine remise de mes angoisses, j'ai repéré une annonce correspondant plus ou moins à mon domaine d'étude et qui précisait que cette offre était reservé aux personnes qui n'avaient jamais travaillé : quelle opportunité pour moi! Même pas besoin de craindre des critiques sur le fait que je n'avais jamais travaillé!
Oui mais voilà, le lieu de l'emploi se situait dans MA région. Très vite j'ai eu des retours, et donc un entretien prévu dans quelques jours. Au début je tenais le coup, j'etais plutot contente puis les craintes habituelles me montèrent à la tête (je ne vais jamais etre à la hauteur, je suis trop étourdie, trop timide pour ce job...). Et là face à la pression de plus en plus montante, j'a décidé de prendre mon nouvel anti-dépresseur (AD)... catastrophe! Je n'ai pas surmonté les effets secondaires et déjà fébrile, je me suis écroulée sous les vomissements qui ont duré quelques jours... quelques nuits. Jusqu'à l'entretien et même un peu après.
Durant l'entretien, la recruteuse (ou recrutrice???) était très spéciale, elle ne me laissait pas du tout parler, faisait son taff en même tps que me faire passer l'entretien... apparemment bcp de contacts avec les personnes, et même aller à la rencontre des taulards... Ca m'a découragée et j'ai montré que ça me démotivait en insistant sur ma timidité. Résultat : je n'ai pas été choisie évidemment.

Les recherches devaient donc continuer... retour à la case départ!

Mes beaux-parents... et moi!

Posté le 22.05.2007 par katymine
Difficile d'expliquer réellement la relation qui m'unit à eux... Ils sont hyper gentils, ils m'ont accueilli à bras ouverts dès le premier jour. Voilà 5 ans que je les connais et pourtant... et pourtant je me comporte souvent comme une inconnue avec eux, j'ai dû mal à les apprécier à leur juste valeur. Je ne sais pas pourquoi j'ai ce comportement lunatique vis-à-vis d'eux.
Malgrè leur gentillesse exarcébée, je les trouve trop carrés, trop parfaits : leur jolie petite maison à la campagne est toujours nickel : à l'intérieur comme à l'extérieur. Jamais vous ne verrez l'herbe pousser de façon anarchique chez eux, tout est programmé, s'ils doivent faire telle chose aujourd'hui, ils le feront sans tarder. Ils ne sont vraiment pas du genre à reporter à demain ce qu'ils peuvent faire le jour même! Tout est impeccable chez eux, ils ne restent rarement à rien faire. Ca c'est une grande qualité que je dois bien leur reconnaitre, mais des fois, j'ai l'impression qu'ils en oublient de profiter de la vie.
Alors pourquoi un tel sentiment injustifié à leur égard? Je n'en sais rien, peut-etre est-ce parce qu'ils sont à l'opposé de mes parents : amoureux comme au premier jour, organisés comme des fourmis, peut-etre aussi parce que j'ai fait une croix sur le modèle familiale depuis mon enfance (mon père a fait en sorte de se brouiller avec sa famille et comme si cela n'était pas suffisant, il l'a fait également s'agissant du côté de ma mère, de sorte que ma famille se résume à son sens le plus strict) alors qu'eux sont très soudés sur le plan familial.
Je dois avouer néanmoins que j'ai plus d'estime pour son père que pour sa mère. Son père est un gai luron, un déconneur avec beaucoup d'esprit, même s'il est un brin impulsif, son fils tient beaucoup de lui!
Par contre sa mère qui est d'une gentillesse à toute épreuve, m'agace trop souvent... est-ce le fait que je la vois comme une concurrente vis-à-vis de son fils? Est ce le fait que j'ai l'impression qu'elle essaie de m'accaparer (de m'acheter) et de m'éloigner de mes parents et de ma région? Est-ce que son manque de caractère, d'affirmation qui me bloque autant?
Quoiqu'il en soit, je lui reproche d'en faire un peu de trop : trop de ménage c'est une obssesion chez elle (elle qui dit vouloir d'un chat, j'ai du mal à y croire, elle en serait malade avec la saleté qu'il dégagerait, preuve en est sa justification qui consistait à expliquer le fait qu'ils ne prenaient pas de chat, car il risquerait d'être malheureux à cause de leur travail mais cela fait, aujourd'hui, plus d'un an qu'elle ne travaille plus et subitement elle ne parle plus de ce vieux rêve...), elle n'a pas de centres d'intérêt qui lui sont propres : elle adore le moto-cross parce que son mari est très branché là dessus, elle est une mordue de pêche parce que son cher et tendre est un pêcheur, et en ce moment leur trip à tous les 3, c'est faire du détecteur en forêt. Evidemment c'est son mari et son fils qui ont les appareils, elle, elle les suit à la trace, simplement contente d'etre avec eux, de n'etre pas laissée sur la touche. Impossible qu'elle laisse son mari faire quelque chose sans elle. Elle réfute totalement cette hypothèse. Son mari s'en va couper du bois? Voilà que ma belle-mère endosse sa casquette de bucheronne. Il doit aller chercher de l'essence à la station qui se situe à 3 min de chez eux? Pas question de rester toute seule, elle l'accompagne dans tous ces déplacements (sauf au travail évidemment, mais alors c'est vraiment parce qu'elle ne peut pas faire autrement! Et encore il faut qu'elle soit au courant des moindres détails : que un tel a oublié les clefs de la décharge, que le tracteur possède une nouvelle clim, que machin a fait telle connerie.... ).
Moto-cross, pêche, détection... je suis persuadée que ce ne sont pas des passions pour elle, juste des activités qu'elle s'oblige à suivre pour rester souder à son mari. D'ailleurs l'autre jour, mon copain et son père ont été amenés à se retrouver chez sa soeur sans elle (sacrilège!), et donc cette dernière leur a payé un coup à boire. Ils l'ont prévenu par téléphone qu'il restait un peu là bas. Elle a alors changé de visage, ruminant qu'ils se faisaient pas chier de boire l'apéro tous les 2 (sans elle bien sûr), fumant clope sur clope. Ca l'embêtait terriblement cette histoire... Moi ça me faisait rire! je vis ça presque tous les jours chez moi, ma mère ne se fait pas de soucis pour si peu....

Mes parents

Posté le 22.05.2007 par katymine
Comment définir ma relation avec mes parents?

Heureuse à la base, pas beaucoup de conflits à déceler avec eux durant mon adolescence. Un père assez strict et autoritaire, beaucoup trop protecteur, une mère avec qui j'entretiens une certaine complicité... J'ai également une soeur, avec qui je m'entends plutôt bien malgrè nos différences.
Bien que je n'ai eu aucun reproche à faire à mes parents durant toutes ces années, l'année dernière j'ai vécu quelque chose de terrible. Par la faute de mon père, et je lui en veux encore énormément pour ce qui s'est passé. Alors que j'étais en période de révision (mon dernier oral de toute ma vie d'étudiante!), ma mère m'a fait la confidence de ce qu'elle avait découvert. Mon père entretenait depuis quelques temps une relation avec ma jeune voisine de 19 ans, relation partagée entre le flirt version pré-ado et l'amour platonique. Cette nouvelle m'a fait l'effet d'un électrochoc. Au début, je n'osais pas y croire, et puis j'ai dû me résoudre à la vérité.
Je n'aurais jamais crû ça, surtout de la part de ma voisine, avec qui j'ai partagé quelques moments durant mon enfance. Cela m'a d'autant surprise que cette soit-disante Sainte Nitouche est peut etre âgée de 19 ans, mais elle en fait allègrement pas plus de 16 physiquement comme mentalement et qui de plus, est le genre de fille plutôt coincée, toujours dans les jupons de sa mère, sans amis. Quelle honte, quelle déception, quelle trahison j'ai ressenties à ce moment là!
Mais le pire était à venir, lorsqu'après quelques jours de silence, ma mère décida de lui cracher la vérité en pleine face. Et ce dès le soir de mon dernier examen que j'avais à passer. Dès le lendemain, alors que je croyais que mes longs et pénibles moments de stress étaient terminées, un nouveau cap d'angoisse venait à naitre.
La guerre entre mes parents était déclaréee, mon père refusa obstinément de renoncer à cette pseudo liaison, il disait que ma mère faisait des histoires pour rien, qu'elle n'avait rien à dire là dedans. Au début, je ne voulais pas m'en mêler, mais l'affaire a pris de telles proportions que j'ai dû prendre la défense de ma mère coûte que coûte. Et ça, mon père ne l'a pas apprécié, du coup il n'hésitait pas à me hurler dessus comme sur ma mère. Il voulait également semer la zizanie en refusant d'aller au mariage de ma soeur qui devait se dérouler un mois après et vendre la camping car qu'ils ont acquis l'année dernière pour priver ma mère de vacances. Cela a duré pendant 2-3 semaines, pénibles et longues semaines durant lesquelles j'ai cumulé crise d'angoisse sur crise d'angoisse. Je n'ai jamais autant vécu dans la peur que ces jours-là. Après cela, j'ai pu trouver refuge chez mon copain, là où j'ai pu me retaper, me reconstruire petit à petit.
Seulement, quand il a fallu que je rentre chez moi, cela n'a pas été facile. Je pensais en avaoir fini avec mes démons, mais ce n'était pas le cas, et depuis ce temps-là, alors que je n'avais pas connu de véritables crises depuis au moins 2 ans, je me suis mise à en faire à répétition. N'importe quelle situation est devenue sujet à développer une crise : le mariage de ma soeur (j'étais 100 fois plus stressée qu'elle!), la venue des parents de mon copain chez moi, la recherche d'emploi, le simple fait d'être un peu trop déprimée par la séparation géographique d'avec mon copain... Et cela dure depuis plusieurs mois à présent, sans que j'arrive à débloquer la situation.

Et aujourd'hui?
J'ai de plus en plus de mal à accepter la vie avec mes parents, d'autant que le sujet épineux n'est pas encore clos et qu'il revient de temps en temps sur la table. J'ai envie de grandir et j'ai l'impression qu'inconsciemment ils m'en empêchent. Mon père me prend toujours pour une gamine, il surveille ce que je mange, me pose tout le temps des questions sur le fait de savoir "si je me mange bien ou pas" lorsque je suis chez mon petit ami, il est stressé quand je dois prendre ma voiture un peu trop loin ou lorsque je sors avec des amis le week-end. Fumeuse, il refuse de voir la vérité en face, il n'est d'ailleurs même pas envisageable que je sorte une cigarette devant lui! Et pour ma soeur de 27 ans, aujourd'hui mariée, c'est le même tarif.
La vie avec eux m'apparait de moins en moins facile, je crève d'envie d'avoir mon indépendance un jour. Mais en attendant, je n'ai pas vraiment le choix...
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